Les forces armées iraniennes annoncent de nouvelles opérations de représailles contre des cibles militaires américaines dans la région, incluant des frappes de missiles et de drones contre des installations au Koweït et en Jordanie, après les attaques américaines menées durant la nuit sur le littoral et les villes du sud de l’Iran.
Les opérations, menées mercredi, ont été accompagnées d'un avertissement du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) précisant que, pour l'instant, la riposte iranienne se concentre sur l’infrastructure offensive américaine dans la région, dans l’attente d’autres phases.
Annonçant sa dernière riposte, le CGRI a déclaré que, lors de la huitième vague de son opération de représailles « Nasr-2 » (Victoire), sa marine et sa force aérospatiale ont mené une opération combinée de missiles et de drones en réponse aux « attaques de l'ennemi la nuit dernière sur des sites le long du littoral sud du pays et dans des villes du sud ».
Il a précisé que l'opération visait le radar d'alerte précoce du système C-RAM de la base aérienne Ali al-Salem au Koweït ainsi qu'un « point de rassemblement des soldats criminels de l'armée terroriste américaine ».
La riposte, affirmait le communiqué, a porté un coup dur aux forces américaines.
S'adressant au peuple koweïtien, le CGRI a déploré que les États-Unis utilisaient le territoire de cette nation arabe pour perpétrer des actes d'agression non provoqués contre l'Iran, exhortant cette nation à « débarrasser son pays de la présence de ces agresseurs et, en accomplissant son devoir en tant qu’un peuple musulman, à préserver son honneur et sa dignité historiques ».
Par ailleurs, l'armée de la République islamique d’Iran a déclaré avoir lancé une frappe de drone contre des installations militaires américaines en Jordanie au cours de la neuvième phase de son opération de représailles « Saegheh » (Foudre).
Selon un communiqué de l'armée, des munitions rôdeuses ont ciblé le site radar fixe, les systèmes de communication et les dépôts de carburant de la base aérienne américaine d'al-Azraq, en Jordanie. Le communiqué décrit al-Azraq comme un site de déploiement pour les systèmes de défense antimissile et « l'un des centres stratégiques et de commandement les plus importants pour les forces américaines opérant dans la région de l’Asie de l’Ouest ».
L'armée a déclaré que la frappe avait été menée en représailles aux attaques ennemies contre certaines parties de l'Iran, notamment la caserne de Bampour à Iranshahr, dans le sud du pays, qui ont entraîné la mort de sept sous-officiers et soldats des forces terrestres de l'armée.
L'armée iranienne a condamné les « attaques barbares » perpétrées par l'ennemi contre des casernes militaires à Iranshahr, affirmant que de tels actes reflétaient la « nature inhumaine » de l'ennemi. Soulignant que ces attaques « resteront à jamais gravées dans l'histoire », le communiqué ajoute que les militaires « ne reculeront en aucune façon devant leur honorable devoir de défendre la nation iranienne et la patrie islamique, ni de venger le sang de leurs martyrs bien-aimés ».
Le CGRI met en garde contre de nouvelles phases de représailles
Par ailleurs, commentant les derniers développements, le porte-parole des gardiens de la Révolution, le général de brigade Hossein Mohebbi, a déclaré que l’ennemi ne devait pas supposer qu’il pourrait maintenir la dynamique actuelle du champ de bataille et transformer la guerre en une guerre d’usure.
« Les opérations de l’Iran se concentrent actuellement sur la destruction de l'infrastructure offensive américaine dans la région. Les phases suivantes débuteront ensuite », a-t-il averti dans une publication sur X.
Par ailleurs, le CGRI a annoncé que ses unités de défense aérienne avaient intercepté et abattu un drone américain de type LUCAS au-dessus de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran. Selon cette force, le drone a été détecté par le réseau de défense aérienne intégré du pays avant d'être frappé par un système de missiles sol-air.
Dans un autre communiqué, le CGRI a également déclaré qu'un drone ennemi MQ-9 avait été intercepté et détruit au-dessus de la ville iranienne d'Andimeshk, dans le sud du pays, par un système de défense aérienne avancé des forces aérospatiales de ce Corps.
Les États-Unis ont perpétré de nombreuses violations du territoire iranien depuis le 7 avril, date à laquelle le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu unilatéral dans la dernière vague d’agressions américano-israéliennes ciblant la République islamique d’Iran.
Les violations se sont poursuivies même après la signature, le mois dernier, d'un mémorandum d'entente négocié par le Pakistan entre Washington et Téhéran, dont la première clause impose clairement la cessation des agressions sur tous les fronts.
Les États-Unis encouragent également les navires à contourner la route maritime désignée par la République islamique d’Iran pour un passage sûr et légal à travers le détroit d'Ormuz, en se disant prêts à escorter les navires en infraction à travers un passage illégal.
Les forces armées iraniennes ont opposé une riposte sans compromis à chaque violation, y compris celles soutenant la circulation illégale de navires dans le détroit d'Ormuz.